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Le secret de l’être (3/3)

Dans la proximité d’un mystère inépuisable

dimanche 24 janvier 2010, par Lionel Letendre.

Pour philosopher, point n’est besoin de se consacrer uniquement à de longues lectures, à des débats contradictoires, à la rédaction de dissertations ou à l’élaboration de démonstrations. En marchant en effet, on peut aussi éprouver un certain nombre d’émotions, faire l’expérience de certaines dimensions qui sont d’une très grande richesse et constituent des objets de pensée précieux pour la philosophie.

« Demeurer le moins possible assis : ne prêter foi à aucune pensée qui n’ait été composée au grand air, dans le libre mouvement du corps - à aucune idée où les muscles n’aient été aussi de la fête. Tout préjugé vient des entrailles. Être "cul de plomb", je le répète, c’est le vrai péché contre l’esprit » écrivait Nietzsche dans Ecce Homo.

C’est ainsi que le 8 janvier 2010, profitant d’un moment de liberté, nous nous sommes échappé des livres, des bibliothèques et des salles de classe pour marcher dans le parc du château de Domfront et nous rendre simplement disponible à la pensée.
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Dans la clarté lumineuse d’un pur ciel d’hiver dans laquelle des arbres aussi hauts que sombres montent, dans la stricte simplicité des étendues recouvertes d’une profonde couche de neige, on se trouve invité à une attitude paisible où la pensée est toute entière investie par un don primordial qui suscite une reconnaissance sereine et admirative.
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Ce don, c’est celui de l’être, dans sa simplicité toujours oubliée mais qui ne cesse de proposer sa présence et son avènement à la pensée méditante. L’être, dont la lumière mystérieuse ouvre et dévoile dès l’origine tout ce qui est présent, est la question fondamentale, la question des questions. Question la plus large et la plus profonde, la plus originelle et la plus universelle, la plus extraordinaire et la plus simple.
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En ce questionnement, nous sommes acheminés vers l’abîme vertigineuse de l’origine où tout reflue. Vers la source première, le jaillissement toujours oublié dans lequel pourtant tout se trouve déjà pris. Dans cette magnificence du simple est et demeure le centre jamais fixable et l’essentiel toujours énigmatique.
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La tâche de la pensée méditante est de se rendre vigilante et attentive à la simplicité mystérieuse de ce don originaire. À cette tâche, elle doit s’employer, à sa manière et selon ses possibilités, par un questionnement jamais lassé et un étonnement toujours neuf devant le surgissement de ce qui se tient dans la lumière de l’être.
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