Lionel Letendre

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Articles

  • Le travail n’est-il qu’une servitude ?

    1er février, par Lionel Letendre
    Renvoyant étymologiquement à l’idée de torture et placé sous le signe d’une malédiction depuis que Dieu obligea Adam à travailler durement, le travail est souvent perçu comme une contrainte pénible privant l’homme de sa liberté. À cette vision négative s’oppose l’idée que le travail est un moyen d’expression et de réalisation de soi, un facteur d’émancipation et d’intégration, une activité permettant à l’homme d’accomplir son humanité en mettant en jeu toutes ses facultés. Ne voir dans le travail qu’une servitude serait en effet en rester à une conception réductrice, mais il faut bien admettre qu’avec la logique qui gouverne l’économie depuis plus de deux siècles, celle de l’augmentation de la productivité et de la rentabilité, les méthodes d’organisation du travail mises en place ont fini par le défigurer, générant un profond mal-être chez un nombre croissant de travailleurs. Quelle voie prendre alors pour sortir de cette crise que traverse le travail, pour qu’il ne soit plus vécu comme une source de souffrance mais retrouve son sens et sa valeur ? Une transformation radicale de ses conditions d’exercice ne s’avère-t-elle pas nécessaire ?

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  • Héraclite, « on n’entre jamais deux fois dans le même fleuve »

    28 août 2017, par Lionel Letendre
    Diffusée sur France Culture le 28 août 2017 et réalisée par Nicolas Berger, l’émission animée par Adèle Van Reeth « Les chemins de la philosophie » s’intéresse à la pensée d’Héraclite d’Éphèse, ce philosophe grec de la fin du VIème siècle av. J.-C. qui faisait du changement perpétuel l’être même des choses et souligna avec force cette expérience du mouvement universel dans des formules restées célèbres : « Tout (s’é)coule » ; « On n’entre jamais deux fois dans le même fleuve ». Lorsqu’on y retourne en effet, l’eau de naguère est déjà loin, c’est une autre eau, un autre fleuve. Invité, Heinz Wismann, Directeur d’études à l’EHESS et co-auteur avec Jean Bollack de Héraclite et la séparation paru en 1972 aux Éditions de Minuit dans la collection « Le sens commun ». Lectures, Georges Claisse.

  • Montaigne : « C’est moi que je peins »

    15 avril 2017, par Lionel Letendre
    Diffusée sur France Culture le 18 janvier 2017 et réalisée par Nicolas Berger, la nouvelle émission animée par Adèle Van Reeth « Les chemins de la philosophie » se penche sur la personnalité de Michel de Montaigne qui, au fil des pages des Essais, se dépeint non pas au crayon ou au pinceau mais à la plume, l’une des plus belles de la Renaissance. Invité, Alain Legros, chercheur associé au CESR (Centre d’Études Supérieures de la Renaissance) de l’Université François-Rabelais de Tours et auteur notamment d’Essais sur poutres - Peintures et inscriptions chez Montaigne paru aux Éditions Klincksieck en 2000. Lectures, Georges Claisse.

  • Le Manuel d’Épictète

    20 février 2017, par Lionel Letendre
    Diffusée sur France Culture le 26 janvier 2017 et réalisée par Nicolas Berger, l’émission animée par Adèle Van Reeth « Les Nouveaux chemins de la connaissance » examine le Manuel d’Épictète. Compilé par Flavius Arrien, élève du philosophe stoïcien, et abrégé des Entretiens, lesquels ne sont eux-mêmes que des notes de cours prises par le même Arrien de Nicomédie, le Manuel se présente comme un guide d’apprentissage à l’usage des futurs philosophes où l’on retrouve les principales notions de la pensée d’Épictète. Invité, Jean-Baptiste Gourinat, Directeur de recherche au CNRS, Directeur du Centre Léon Robin et spécialiste du stoïcisme antique. Lectures, Jean-Louis Jacopin.

  • L’histoire est-elle ce qui arrive à l’homme ou par l’homme ?

    24 janvier 2017, par Lionel Letendre
    Pour évidente qu’elle puisse paraître, l’idée que l’homme ait la capacité de produire l’histoire et de la gouverner librement est contestable car l’histoire se présente aussi comme le résultat de processus qui se déroulent sur le long terme, indépendamment de lui, et qu’il ne parvient pas à maîtriser. À la conception de l’homme comme sujet de l’histoire s’oppose ainsi celle de l’histoire comme processus sans sujet. Quel rôle l’homme joue-t-il alors exactement dans l’histoire ? A-t-il le pouvoir de la faire et de décider de son sens ou bien est-il voué à demeurer prisonnier de forces qui le dépassent et orientent seules le cours des événements ?

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