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Interviews des personnels non-enseignants de l’établissement

lundi 19 mars 2012, par Catherine Segers, Webmestre.

À l’occasion de la semaine de la presse et dans le cadre de l’Accompagnement Personnalisé, les élèves de la classe de Seconde 3 ont rencontré un journaliste, Mr Brionne, responsable de l’agence Ouest-France de Flers. Nous vous présentons ci-dessous le compte-rendu de ce moment d’échanges.

Forts de cette expérience, ils ont ensuite interviewé tous les personnels non-enseignants de la communauté éducative de notre lycée, en se mettant dans la peau d’un journaliste. Cette activité ayant pour objectif de mieux connaître (et faire connaître) les différents acteurs travaillant au sein du lycée pour le bon fonctionnement de l’établissement.

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Interview de Patrick Brionne, journaliste à Ouest-France.


Le 2 février 2012, nous avons rencontré un journaliste de Ouest-France, dénommé Patrick Brionne. Il a 43 ans et a été durant quatre ans chef du service départemental des sports. Il est désormais chef d’agence et à la tête d’une petite rédaction à Flers. Nous l’avons d’abord interrogé sur le temps mis à écrire un article. Selon la taille et le sujet de l’article, le journaliste peut mettre entre 5 minutes et 1 heure. Il y a ensuite une relecture par une autre personne, chargée de relire le papier afin de corriger les fautes et les coquilles.

Lorsqu’il va sur le terrain avec son coéquipier (photographe), ils prennent des photos, des vidéos et des notes. " Dans ce métier, on sait toujours à l’heure à laquelle on commence, mais jamais celle à laquelle on finit " nous a-t-il confié. Notre journaliste travaille entre 70 et 80 heures hebdomadaire et un week-end sur deux.

Pour pratiquer ce métier, la formation la plus courante est d’avoir son bac et d’intégrer une École de journalisme reconnue par la profession. " Les établissements les plus fréquentés et reconnus se trouvent dans les grandes villes comme Paris, Marseille, Strasbourg, etc ". Mais ce n’est pas celle suivie par notre interlocuteur ; il a d’abord eu son bac, puis fréquenté une faculté d’Histoire et a en même temps été correspondant de presse pendant huit ans.

Les contraintes de ce métier sont les horaires indéterminés, beaucoup de temps passé au téléphone, la parution d’un gros article chaque jour. " Exerçant dans une petite agence, nous ne sommes que deux à travailler. Je travaille un week-end sur deux. Tous les jours, nous devons réaliser les articles qui figureront dans les pages du journal ".

Le principal avantage de ce métier est qu’on touche à tout, qu’on traite tous les sujets et qu’on rencontre beaucoup de gens. " En tant que journaliste, je suis au courant de tout, je touche à tout et j’apprends plein de choses ".

L’avenir du métier de journaliste de presse écrite est très incertain, internet faisant beaucoup de concurrence. " Pour le journal Ouest-France, il n’y a pas de concurrence entre les journalistes. Cependant avec les autres journaux locaux (L’Orne Combattante, le Publicateur Libre), il y a toujours une petite concurrence sur le nombre de journaux vendus, qui a le meilleur article à la une, etc. Avec internet, c’est une concurrence plus accrue car les journaux en ligne n’ont pas besoin d’acheter le papier ni d’imprimer les journaux, c’est un avantage considérable sur le coût de production ".

Est-ce un métier d’avenir ? " Les journalistes sont incertains en ce qui concerne leur avenir car depuis quelque temps certains journaux ont été contraints d’arrêter leur production de journaux papier (la Tribune, France Soir) et de tout faire sur internet ".

Les qualités principales requises pour pratiquer le journalisme sont d’aimer les gens et d’être curieux. Le but essentiel d’un journaliste est d’informer les gens et d’être utile.

Il nous a confié, non sans émotion : « Le sujet que j’ai traité et qui m’a le plus touché est un fait divers : deux motards ont été tués, je suis arrivé tôt sur les lieux de l’accident, j’ai donc tout vu ".

Lorsqu’un article a fini d’être rédigé, il est envoyé à Alençon où il sera mis en page puis envoyé à Rennes pour y être imprimé. Le journal Ouest-France est distribué dans douze départements, dont l’Orne, le plus petit . Par jour, il y a 700 000 voire 750 000 journaux tirés, dont 22 000 dans l’Orne.

Gaëlle et Dimitri.

Interview de M. le Proviseur.

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M. le Proviseur nous a d’abord présenté la formation nécessaire pour devenir Principal de collège ou Proviseur d’un lycée. Elle commence par le métier de professeur, CPE ou directeur de CIO pendant au moins cinq ans. Ensuite, il faut passer un concours pour devenir stagiaire pendant un an. Si le stage est validé, on peut enfin devenir Principal-adjoint ou Proviseur-adjoint. Il existe une école spécifique qui forme les cadres de l’Éducation Nationale. Elle se trouve à Poitiers et elle est nommée ESEN (École Supérieure de l’Éducation Nationale). Il est obligatoire pour tout stagiaire d’y effectuer des périodes de formation.

Monsieur Jenvrin a été Directeur d’école pendant 19 ans. Il a été Principal-adjoint trois ans à Avranches, avant d’être nommé Principal au Collège du Houlme de Briouze pendant trois ans, puis Proviseur au Lycée Auguste-Chevalier de Domfront en 2011.

Le proviseur d’un lycée est le responsable pédagogique et administratif de l’établissement. Il doit faire respecter les programmes, les horaires de travail, la réglementation, l’organisation et la sécurité dans l’établissement. Il a un rôle dans la commission des menus et il est l’ordonnateur des dépenses : il signe les factures pour ordonner le paiement. Il a donc un rôle important dans la gestion et les finances du lycée car sans lui, les paiements ne peuvent être effectués.

M. le proviseur nous présente les avantages et les inconvénients de son métier. D’après lui, l’avantage principal du métier est la forme de liberté dans l’organisation de son travail. Les inconvénients : même pour les petites décisions, il y a parfois de grandes difficultés et donc il faut mobiliser beaucoup d’énergie. Par exemple, pour organiser une Journée Portes Ouvertes, il doit avoir l’autorisation du Directeur départemental de l’Éducation Nationale.

Ses supérieurs hiérarchiques sont :

- le Directeur départemental de l’Éducation Nationale ;
- le Recteur d’Académie.

M. le Proviseur affirme que son métier lui plait beaucoup parce qu’il comporte de multiples facettes. Il apprécie surtout la communication et la richesse des relations humaines. En revanche, le manque de temps pour répondre en profondeur lui déplait. Un proviseur de lycée gagne entre 2800 et 4500 euros, suivant la taille du lycée et l’ancienneté du proviseur dans l’établissement. Ce métier est passionnant mais difficile car il comporte beaucoup de responsabilités et exige un investissement de tous les instants.

Alex et Alexandre.

Interview de Mme l’Intendante.

Mme Leportier {JPEG}

Pour être intendant ou gestionnaire, différentes voies sont possibles. La plus classique et courante est de commencer en tant que secrétaire après le bac et, après cinq ans d’expérience, il est possible de passer un concours interne pour devenir gestionnaire, et, après quelques années d’expérience, de passer le concours pour être agent comptable. Mais il y a des voies moins courantes. On peut passer un concours externe et passer ensuite le concours pour entrer dans l’IRA (Institut régional d’Administration), une école spécialisée pour devenir gestionnaire et agent comptable notamment.

Maxime et Adélie.

Rencontre avec Mme la Secrétaire de direction.

Mme Passays {JPEG}

Les fonctions de la secrétaire de direction dans le lycée sont nombreuses. Elle gère le personnel et les élèves, elle est responsable des examens (inscriptions au Bac, épreuve anticipée et organisation du Bac). Elle s’occupe aussi des tâches administratives, des relations avec les services de l’établissement, des élèves, des familles, des autorités et de l’orientation post-bac des élèves.

Les avantages de ce métier sont le travail diversifié, l’autonomie et la richesse des relations humaines. Les contraintes sont les périodes lourdes (rentrée scolaire, examens). La secrétaire de direction travaille principalement avec le chef de l’établissement, les autorité (Inspection académique, Rectorat de Caen) les services de l’établissement (professeurs, vie scolaire) et les familles des élèves.

Les qualités indispensables pour exercer ce métier sont :

- la rigueur ;
- le secret professionnel ;
- la disponibilité ;
- connaître le système éducatif et la réglementation administrative ;
- se remettre en cause à tout moment.

Mme Passays Patricia occupe le poste de secrétaire de direction depuis 1980, dont 26 ans à Domfront et 6 ans dans l’Académie de Nantes (où elle a exercé dans 11 établissements).

Maxime et Anthony.

Interview de Mme la Documentaliste.

Mme Segers {JPEG}

Mme Segers gère le Centre de Documentation et d’Information, c’est-à-dire les fonds documentaires, les livres, les abonnements aux revues et journaux, les DVD. Elle anime le CDI avec la présentation d’expositions, la semaine de la presse, différents concours. Elle organise en collaboration avec les professeurs de Lettres les sorties théâtre. Elle a aussi des relations avec l’extérieur comme avec la médiathèque, les centres de documentation, les librairies, etc. La documentaliste n’hésite pas à accueillir les élèves pour leurs travaux, soit de façon individuelle ou en classe entière. Elle aime le contact avec les élèves et avec les professeurs. Le métier est enrichissant car il est tout le temps au cœur de l’actualité.

Pour devenir documentaliste, elle a suivi des études de Géographie à l’Université de Caen et a passé le CAPES documentation. Elle travaille au Lycée Auguste-Chevalier depuis 1997 et a exercé auparavant dans un lycée à Nogent-Le-Rotrou. Les qualités indispensables qu’il faut avoir pour exercer ce métier sont l’écoute, l’ouverture d’esprit et aimer travailler avec les élèves. Ce qu’apprécie tout particulièrement Madame Segers, c’est de revoir les anciens élèves.

Adélie et Anthony.

Interview de Mme l’Infirmière scolaire.

Mme Chachay {JPEG}

Nous avons rencontré Mme Chachay, infirmière scolaire au sein du lycée. Pendant cette rencontre, elle était accompagnée d’ une stagiaire infirmière (une ancienne élève du lycée) qui la suit sur tous les sites et participe aux actions d’éducation à la santé.

L’infirmière du lycée fait le lien entre la famille et la communauté éducative (professeurs, conseillère d’éducation principale, conseillère d’orientation psychologue, assistante sociale, famille, médecin). L’infirmière scolaire a un rôle préventif mais aussi éducatif, mais elle ne fait pas partie de l’équipe pédagogique. Elle travaille sur trois sites : elle est présente au lycée le lundi de 8h à 17h, le jeudi de 8h à 17h et un mercredi sur deux de 8h15 à 12h. Pendant ces deux jours, l’infirmière accueille les élèves à l’infirmerie quand ils ne sont pas bien, et aussi quand ils veulent parler avec elle des difficultés qu’ils connaissent. Pendant ces journées, elle va rencontrer la CPE qui lui fait part des problèmes de santé qu’il y a eu pendant son absence. Elle s’entretient avec les professeurs pour évoquer avec eux les difficultés des élèves. Elle rencontre également la documentaliste, car elles travaillent ensemble à la mise en oeuvre des projets d’éducation à la santé. Elle est aussi régulièrement amenée à travailler en collaboration avec M. le Proviseur, le médecin scolaire et l’assistante sociale.

Mme Chachay a d’abord travaillé quatre ans dans un Institut médico-éducatif auprès des jeunes ayant des problèmes mentaux mais, après un été à l’hôpital psychiatrique de Caen avec des adultes, elle a préféré reprendre une formation d’infirmière générale. Une fois qu’elle a eu son diplôme d’infirmière, elle a été infirmière de nuit, puis infirmière libérale et elle a travaillé aussi auprès des nouveaux-nés en néonatalogie. Quelques années plus tard, on lui a proposé une place en tant qu’infirmière dans un internat. À la suite de cela, elle a passé son concours d’infirmière scolaire. Cela fait maintenant dix-neuf ans qu’elle exerce cette fonction.

Mme l’Infirmière scolaire a exercé dans quatre établissements avant d’exercer au Lycée Auguste-Chevalier, dont deux établissements professionnels en région parisienne. Dans le troisième établissement, il y avait un internat de 200 places. Il comportait des classes qui allaient de la sixième au BTS. Elle y est restée cinq ans. Cela fait maintenant un an qu’elle travaille au Lycée Auguste-Chevalier où, vu la taille de l’établissement, elle davantage de temps pour écouter les élèves. Elle se dit comme une infirmière de l’écoute, du relationnel qu’elle privilégie à la technicité. Être infirmière scolaire au lycée signifie un salaire un peu moins important qu’à l’hôpital. Une infirmière qui débute dans le milieu hospitalier est payée 1 500€. Un autre inconvénient important, c’est que les élèves l’associent à l’équipe éducative, car, l’infirmière travaillant au sein du lycée, les élèves ont peur que l’infirmière dévoile tous leurs problèmes aux professeurs, ce que les élèves ne souhaitent pas, mais cela ne risque pas de se produire puisque l’infirmière est tenue au secret médical.

Le concours d’infirmière est difficile. Pour passer le concours, il faut rester à l’écoute de l’actualité car très souvent les sujets sont en rapport avec l’actualité. Il faut faire une analyse et résoudre des problèmes. Le conseil pour devenir infirmière est qu’il faut être très motivé et avoir un caractère dur, car il faut tenir le coup : la stagiaire infirmière nous a dit qu’elle avait été face à un patient qui lui avait demandé de mettre fin à ses jours. Il faut donc savoir lui expliquer pourquoi on ne peut pas mettre fin aux jours des patients, que cela est interdit par la loi. Il faut avoir un caractère assez fort aussi car on peut se retrouver avec des familles en deuil. Il faut aussi faire la part des choses entre la vie professionnelle et la vie privée, même si c’est difficile.

Ajoutons que Mme l’Infirmière scolaire gère les médicaments et que c’est la seule personne habilitée au sein de l’établissement à pouvoir en donner. Mais elle ne peut pas tout donner : elle a une liste établie par le Ministère de l’Éducation Nationale.

Les bons moments qu’elle retiendra durant sa carrière, ce sont les échanges de nuit avec les patients, quand par exemple elle consolait les sixièmes à l’internat de la batellerie de Conflens qui attendaient leurs parents pendant trois semaines ou un mois, afin qu’ils aient le sourire à leur retour. Mais aussi avec des lycéens qui ont eu des problèmes de santé graves et qui, à la fin, finissent par les surmonter.

Manon.

Interview de Mme la Technicienne de laboratoire.

Avant de devenir technicienne de laboratoire, Aurélie Vimond était assitante de laboratoire. Pour exercer le métier d’Assistant de laboratoire, il faut passer un concours académique, alors que pour être Technicien de laboratoire, c’est un concours national. Comme étude, Madame Vimond a passé un baccalauréat scientifique et a poursuivi avec un BTS en biochimie. Avant d’arriver au Lycée Auguste-Chevalier, elle était en poste à Cherbourg. Elle a été mutée et exerce ses fonctions au Lycée Auguste-Chevalier depuis 2006.

Son travail consiste à préparer les manipulations que les professeurs ont prévues et tout le matériel nécessaire qu’elle entretient et range après les TP. Avant que les expériences ne soient réalisées par les élèves, elle les teste et les met au point. En cas de besoin, elle assiste les professeurs ou les élèves lors de TP ou de TPE. Madame Vimond s’occupe aussi de la gestion du stock des produits chimiques et traite leur élimination.

Technicien de laboratoire, c’est aussi être responsable des assistants de laboratoire ; les évaluer, organiser leur travail. Madame Vimond exercant seule au Lycée Auguste-Chevalier, elle n’a pas cette responsabilité. Pour être Technicien de laboratoire, il faut avoir le sens du contact car il est nécessaire de travailler en collaboration avec des professionnels (commerciaux, fournisseurs), ainsi qu’avec les personnels du lycée et les élèves.

Léa, Élisa et Alice.

Interview de Mme l’Assistante sociale.

Mme Levène {JPEG}

Emmanuelle Levène est assistante sociale depuis 1997. Elle exerce ce métier dans plusieurs établissements. Elle est disponible au Lycée Auguste-Chevalier le jeudi après-midi en semaine B, sur rendez-vous (elle possède une adresse e-mail).

Pour exercer ce métier, il faut, après le Bac, entrer dans une école d’assistante sociale. Pour intégrer cette école, il faut passer un concours. Emmanuelle a suivi une formation professionnelle de trois ans, dont un an et demi de stage. À l’issue de ces trois années, on obtient le diplôme d’état. Un débutant touche environ 1200 à 1400 € par mois. À la fin de sa carrière, un(e) assistant(e) peut gagner jusqu’à 2400 €.

Ce métier requiert de la patience ; il faut être rigoureux et à l’écoute des gens ; elle est tenue au secret professionnel. " Ce qui me plait le plus dans ce métier, c’est le rapport humain, il faut être à la disposition des élèves et de leur famille. C’est un métier très varié. Les élèves me parlent aussi bien de problèmes à l’école que dans leur vie privée ".

Léa, Élisa et Alice.


Rencontre avec Mme l’Assistante étrangère en Anglais.

Lucy {JPEG}

Le rôle de Lucy au sein de l’établissement est Assistante de langue vivante au collège et au lycée. Elle a étudié le français et l’histoire à l’Université de l’Oregon durant quatre années, dont une en France (à Poitiers). Son projet professionnel est de continuer à étudier, afin d’obtenir un Master, pour pouvoir enseigner ou devenir bibliothécaire.

Elle trouve qu’entre les lycées français et américains, il y a un fonctionnement très diffèrent. Par exemple, en Amérique il n’y a pas de baccalauréat.

Lucy a visité la Dordogne, Caen, Paris, Strasbourg, Rouen. Elle aime surtout visiter les sites historiques. Elle voudrait rester en France, mais son visa qui expire en juillet l’en empêche. Elle est tout de même heureuse de rentrer chez elle, car sa famille lui manque, malgré la communication grâce à internet.

En France Lucy aime beaucoup les boulangeries, le pain frais, car cela n’existe pas aux USA. Cependant Domfront ne possède pas de cours de Salsa, ce qui l’ennuie un peu car elle aime beaucoup la danse. Pour elle, c’est un moyen de décompresser.

Manon et Anaïs.

Interview de Mme l’Assistante étrangère en Espagnol.

Veronica {JPEG}

Le rôle de Veronica au sein de l’établissement est d’aider, d’assister les professeurs durant leurs cours avec les élèves. Parfois les professeurs lui donnent des sujets pour qu’elle prépare un cours, le plus généralement à l’oral.

Avant son arrivée en France, Veronica étudiait au Salvador (depuis 2007), dans le but d’obtenir une licence de Langues modernes. Il ne lui reste plus que cinq semaines de cours pour terminer sa licence.

Veronica aimerait par la suite continuer à étudier en France dans le but de devenir interprète, traductrice ou encore professeur. Elle est actuellement en France car elle a été sélectionnée parmi 100 élèves de son université du Salvador. Seuls 17, dont Veronica, ont eu la chance de venir en France.

Elle est présente le lundi et le jeudi au collège de Domfront et le mardi et le vendredi au lycée.

Depuis son arrivée Veronica à visité la Bretagne, Lille, La Rochelle, Paris. C’est la première fois qu’elle se retrouve séparée de sa famille. Au début, cela a été dur mais, grâce à internet, elle peut communiquer avec elle. Son intégration en France s’est plutôt bien passée, même si le Salvador et Domfront sont très différents d’un point de vue culturel (langues, mode de vie, etc.). Mais comme elle le dit elle même : « Être ici, c’est comme un rêve ! ».

Manon et Anaïs.

Interview de M. l’Ouvrier en maintenance du bâtiment.

Mr Letissier {JPEG}

Monsieur Letissier est Agent des lycées au sein de notre établissement. Il a suivi un apprentissage après la troisième pour obtenir un CAP monteur électricien. Il est rentré dans l’Éducation Nationale en 1978 puis, après deux années, a passé un concours d’ouvrier professionnel du bâtiment.

Il a eu un parcours professionnel varié :

- 6 ans au Collège René-Goscinny de Céaucé (1978>1984) ;
- 6 ans au Collège Jean-Monet de Flers (1984>1990) ;
- 10 ans à la Ferté-Macé (1990>2000) ;
- et depuis 2000, il exerce au Lycée Auguste-Chevalier.

Il a " plusieurs casquettes " : Ouvrier en maintenance du bâtiment (OMB), Responsable ouvrier et Assistant de prévention (hygiène, sécurité). Dans son métier, il y a des avantages : le travail est très varié, il a un très bon contact avec ses collègues, les professeurs et les élèves. Mais il y a aussi des inconvénients : le travail n’est pas toujours agréable comme dans les sous-sols, les endroits salles ou humides. Il travaille 35 heures par semaine annualisé. Il est assisté de M. Jean-Claude Gruel.

Zoé et Sabine.


Interview de M. le Chef d’équipe restaurateur.

Mr Chambellan {JPEG}

Monsieur Chambellan a suivi un CAP cuisine pendant 2 ans. Il n’a fréquenté aucun établissement scolaire avant son arrivée dans notre lycée, puisqu’auparavant, il était cuisinier dans un restaurant. Il fait ce métier depuis qu’il a perdu son emploi dans le restaurant. Il a choisi ce métier car il aime beaucoup cuisiner. Les inconvénients qu’il trouve à ce travail, ce sont les coupures dans la journée.

Bénédicte et Fanny.

Rencontre avec les Assistants d’éducation.

Deux assistants d’éducation ont été interviewé pour expliquer leurs rôles au Lycée Auguste-Chevalier.

Rodolphe {JPEG}

Rodolphe a suivi une formation de Droit a l’université. Il a eu un diplôme universitaire d’études normandes et un diplôme de langue danoise. Après toutes ces formations, cet assistant a intégré un centre social ouvert pour les ados en tant qu’animateur. Puis il a intégré plusieurs centres différents, en Allemagne notamment. Il a ensuite postulé comme assistant d’éducation au Lycée Auguste-Chevalier.

Pour ce poste aucune évolution n’est possible, mais on peut intégrer des formations pour d’autres métiers. Rodolphe s’occupe de plusieurs choses différentes dans le lycée. Il surveille les études, les devoirs, les retenues, il fait respecter la sécurité. Il a la responsabilité du service du midi, des absences, des retards, des dispenses, des passages à l’infirmerie. Il aime les " tâches bureautiques et le contact ". Il s’occupe aussi de l’internat, de la Maison Des Lycéens (MDL) et de l’animation.

L’avantage de cette fonction : " Je trouve ce travail diversifié et agréable car le public est jeune et facile ". Pour lui, son métier n’a pas d’inconvénients.

Valentin et Antoine.

Christine {JPEG}

Christine, qui a commencé début octobre, ne travaille qu’à mi-temps. Elle n’a pas suivi de formation particulière pour obtenir ce poste. Il faut juste avoir le baccalauréat. Elle a déjà de nombreuses années d’expérience puisqu’elle a travaillé en collège. Mais quelles étaient ses motivations ? Le contact avec les jeunes. Ne travaillant que deux nuits par semaine (lundi et jeudi), cela lui laisse beaucoup de temps libre pour d’autres occupations. Mais il y a une question qui nous brûle les lèvres : comment cela se passe-t-il à l’internat ? Toutes les conditions sont réunies pour favoriser le travail et l’épanouissement personnel des internes. Il est toutefois obligatoire, pour vivre en communauté, de suivre certaines règles et de respecter ses camarades, le personnel et le matériel.

Julien et Hugo.

Rencontre avec les élèves de Terminales S, ST2S, L et ES.

La plupart des terminales avaient choisi en seconde des enseignements de détermination en cohérence avec leur future filière.

Les élèves de Terminale S.

Nous avons interrogé Adrien Forget, Alexis Renault, Romain Deslandes et Nicolas Goupil.

TS {JPEG}

Ils ont choisi cette filière parce qu’ils aiment les matières scientifiques et ils n’imaginaient pas en faire une autre. Cette filière est en rapport avec leur métier d’avenir. Ils envisagent être informaticien, pompier professionnel ou gendarme mobile. Après le bac, ces élèves souhaitent s’orienter vers un DUT GEA (Gestion des Entreprises et des Administrations), DUT HSE (Hygiène Sécurité et Environnement) et STAPS (Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives).

Pour eux, ce qui différencie la seconde de la terminale, c’est que le travail est plus dur et qu’il y a le Bac. Les avantages à être un élève de terminale sont qu’ils sont " les plus grands ". " Le seul inconvénient, si l’on peut dire, est qu’il y a le Bac au mois de juin ". Seul Adrien Forget a des responsabilités au sein du lycée, telles que la Maison Des Lycéens et le Conseil de Vie Lycéenne.

Ce qui différencie l’année de première de celle de terminale, c’est qu’il y a un nombre d’heures de sciences plus important et qu’ils n’ont plus de Français. Parmi les trois années passées au lycée, celle qui a été la plus appréciée de ces terminales S était la Première. Actuellement, le travail à la maison est concentré surtout sur des révisions. Le Bac blanc s’est passé moyennement bien pour eux. Pour l’examen, les matières qui leur font le plus peur sont les matières à fort coefficients comme les mathématiques et les sciences physiques. Celle qui leur fait le moins peur est l’éducation physique et sportive.

Les élèves de Terminale ST2S.

Nous avons rencontré Teddy Mongodin, Théo Guillouet et Vincent Poret.

TST2S {JPEG}

Ils ont choisi cette filière car le Bac est adapté à leur métier d’avenir comme infirmier et pompier professionnel. Après le lycée, ils vont s’orienter vers une classe Prépa-santé, la fac et un concours d’infirmier. La différence entre la Seconde et la Terminale est que " le niveau est plus élevé " et qu’il y a le Bac à la fin de l’année. Les avantages des Terminales ST2S sont qu’ils sont " les plus grands ". Le seul inconvénient est qu’il y a le Bac. Les élèves que nous avons interrogé n’ont pas de responsabilités au sein du lycée.

Les plus forts coefficients sont la Biologie humaine (TP et TD) et les Sciences et Technologies de la Santé et du Social. Les cours qu’ils n’ont plus sont la LV2 et le Français. L’année scolaire qu’ils ont préféré est celle de seconde. Ils ont beaucoup de travail à faire à la maison. Le Bac blanc s’est bien passé. Les matières qui leur font le plus peur sont les sciences sanitaires et sociales. Celles qui leur font le moins peur sont les mathématiques et l’éducation sportive.

Les élèves de Terminale L.

Nous avons rencontré Lisa Trolley, Juliette Leroy, Philippe Letien et Yassmine Najime.

TL {JPEG}

Ils ont choisi cette filière car ils aiment les matières littéraires et que c’est en rapport avec leur projet d’avenir : avocat, archéologue, huissier de justice, juge pour enfant. Pour cela, leur orientation sera l’Université et Sciences Politiques.

La différence entre la Seconde et la Terminale est qu’il faut " plus de rigueur et d’exigence, plus de réflexion, d’ouverture d’esprit ". Pour eux, l’avantage est d’être davantage considéré comme des adultes. L’inconvénient est le stress car d’après Philippe " on joue notre dernière année ". Seule Juliette a des responsabilités au sein du lycée : elle est Déléguée de classe, elle fait partie de la Maison Des Lycéens et du Conseil d’Administration.

En terminale L, les cours en plus (par rapport à la classe de seconde) sont la Philosophie et la Littérature. Ils ont plus d’heures de Langues et d’Histoire-Géographie. En revanche, ils n’ont plus de Maths, de Sciences et vie de la Terre et de Physique-Chimie. Pour eux, ils ont un " lourd travail personnel en autonomie " à faire chez eux. Le Bac blanc s’est bien passé dans l’ensemble. « C’est intéressant puisque cela nous prépare au vrai Bac " selon Yassmine.

Les élèves de Terminale ES.

Nous avons interrogé Kubilay Urün, Robin Gallot et Ludovic Mbongue.

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Ils ont choisi cette filière car ils aiment l’économie et que cette filière ouvre beaucoup de portes. Ils souhaitent se diriger vers le commerce. Après le lycée, ils s’orienteront en Classe Préparatoires aux Grandes Écoles ou en DUT de Technique de Commercialisation. Les différences entre la Seconde et la Terminale sont qu’ils ont leur examen en fin d’année et qu’ils passent des Bac blancs. En terminale ES, ils ont plus d’heures de Sciences économiques et sociales, de Philosophie et ils n’ont plus de SVT, de Physique-Chimie et de Français. L’année scolaire qu’ils ont préféré est celle de Terminale car ils sont plus autonomes. Chez eux, ils doivent prendre des responsabilités pour apprendre leurs cours. Leur Bac blanc ne s’est pas très bien passé pour certains car ils n’ont pas assez révisé. La matière qui leur fait le plus peur est la SES à cause de son fort coefficient et celles qui leur font le moins peur sont les Maths et l’EPS.

Ludwige et Ophélie.

Interview de deux élèves étrangers.

Dans le cadre de notre enquête sur les acteurs du lycée, nous avons interviewé deux élèves étrangers.

Bill {JPEG}

Bill Lijeron est arrivé de Bolivie pour apprendre le français et connaître notre culture. Il est en France pour un an, lorsqu’il rentrera chez lui il voudra intégrer une université pour apprendre son futur métier. " Une des premières choses que j’ai faite et que j’ai aimé en arrivant au lycée est d’avoir pu parler avec une camarade de classe qui est anglaise. Étant elle aussi étrangère, elle m’a compris " nous a-t-il confié.

Lors de son arrivée en France, Bill a été accueilli par une famille qui l’aide dans son apprentissage de la langue. Il nous a également avoué : " Dans ce pays, on vit plus vite, les journées sont plus longues, on a moins de temps pour se détendre. Il y a beaucoup d’autres différences : les gens sont plus stressés et la nourriture est plus copieuse. Mais c’est très bon ! ".

Dans le cadre de notre enquête sur les acteurs du lycée, nous avons également interviewé une élève étrangère, Sillé Luiga, qui est estonienne.

Sille {JPEG}

Sillé est une jeune lycéenne de 17 ans qui est venue en France toute une année scolaire pour apprendre la langue et la culture française. Comme Bill, elle souhaite intégrer une université lorsqu’elle rentrera chez elle. " Mon meilleur souvenir ici, c’ est le Noël que j’ai passé avec ma famille d’accueil " nous a-t-elle déclaré avec un grand sourire.

Nous lui avons demandé comment se passaient ses journées de cours et elle nous a répondu qu’elles sont moins longues mais plus intensives. Elle nous a parlé de la nourriture de son pays, l’aliment de base étant le pain noir. Elle a également évoqué sa culture qui n’est pas si différente de la nôtre. Elle pense souvent à sa famille et à ses amis qu’elle est pressée de revoir.

Maxime et Adélie.

Les élèves tiennent à remercier vivement toutes les personnes interrogées d’avoir bien voulu leur consacrer un peu de leur temps en répondant à leurs questions et les assure que leur compagnie leur a été très agréable.