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Concours de plaidoiries des lycéens

jeudi 12 décembre 2019, par Catherine Segers.

Le Mémorial de Caen organise le concours de plaidoiries des lycéens ouvert aux élèves de seconde, première et terminale. La consigne du concours est très simple ! Il suffit de plaider pour les droits de l’Homme.

Ce concours permet aux lycéens de s’exprimer, de prendre la parole pour défendre une cause. Chaque candidat doit prononcer une plaidoirie qui s’appuie sur un cas d’actualité d’atteinte aux droits de l’Homme. Les sélections se passent en trois étapes.

Tout d’abord, chaque candidat doit envoyer un extrait de sa plaidoirie en vidéo. Les candidats de Normandie ont reçu leurs résultats le jeudi 22 novembre 2019. Sur l’ensemble des candidats de la Région, dix ont été sélectionnés pour venir plaider au Mémorial de Caen le 6 décembre. Durant cette journée, chacun a huit minutes afin de convaincre le jury. Deux Ornaises ont été sélectionnées parmi les candidats afin de participer à la phase de sélection régionale. Pour cette édition, 1200 vidéos ont été envoyées de toute la France. La finale nationale se déroulera quant à elle le 24 janvier 2020 au Mémorial de Caen.

Une élève du lycée

Romane Foulon, élève de terminale ES, journaliste du P’tit Chevalier depuis 2018, a été retenue pour sa plaidoirie intitulée : « Sans consentement » et s’est classée 3e ex-aequo. Elle a été encadrée par Madame Caulier et Monsieur Béesau.
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Extrait :

« Mesdames, messieurs, membres du jury, le 6 novembre 2018, dans le tribunal de Cork en Irlande, un homme de 27 ans a été jugé non coupable du viol d’une jeune fille de 17 ans. Comment ce jugement a-t-il été rendu ? En quoi est-il révélateur de la difficulté pour une femme de se faire reconnaître comme victime de viol ? La convention des droits de l’enfant n’engagent-elles pas les Etats à protéger l’enfant contre toutes les formes d’exploitation sexuelle et de violence sexuelle ?

En m’appuyant sur l’histoire de cette jeune irlandaise, je veux démontrer que, même dans notre Europe hautement civilisée, le droit ne parvient toujours pas à protéger efficacement les femmes ​et surtout les jeunes filles victimes de viol
 ».