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Le bonheur réside-t-il dans la consommation ?

vendredi 18 décembre 2009, par Lionel Letendre.

Dans notre monde dominé par l’esprit du capitalisme et ses valeurs matérialistes et consuméristes, l’acquisition de biens de consommation est présentée comme une condition nécessaire et suffisante du bonheur. Depuis les années 1970 et l’avènement de la société de consommation, le système économique et social s’est structuré autour de cette conception du bonheur dont le marketing et la publicité constituent le principal vecteur en orientant constamment le désir des individus sur des objets censés les rendre heureux et en véhiculant implicitement un seul et unique message : le bonheur réside dans la consommation. Or, si les entreprises et les publicitaires n’ont d’autres buts que de nous inciter à choisir un mode de vie conforme aux intérêts de la consommation, on est en droit de leur résister non seulement parce la crise écologique que nous connaissons actuellement nous oblige à réfléchir à des stratégies de limitation de la croissance industrielle et de la consommation de biens manufacturés, mais également parce que l’on se fourvoie lorsque l’on croit que le bonheur se trouve dans les choses à l’extérieur de nous alors qu’il est un état d’esprit qui se passe à l’intérieur de nous. C’est en effet notre bonheur qui donne une réalité heureuse aux objets qui nous entourent et non les objets extérieurs qui donnent une réalité à notre bonheur. On en a la preuve tous les jours. Bien des gens possèdent quantité d’objets qui pourraient les rendre heureux s’ils étaient heureux, et pourtant ils ne le sont pas.

S’il ne suffit donc pas de posséder et de consommer pour être heureux, comment l’être alors ? En attendant que la vie soit enfin là, au rendez-vous de nos attentes ? Pas simplement. La vie est toujours là à qui sait voir. En revanche, nous, nous n’y sommes pas toujours lorsque nous faisons grise-mine ou que nous tirons des têtes d’enterrement. Mais lorsque nous sommes au rendez-vous de la vie, que nous savons lui sourire, celle-ci se met à répondre. Le bonheur commence ainsi en nous, lorsque nous sommes bien disposés, d’humeur joyeuse, prêts à embrasser le monde entier. Tout d’un coup, le monde répond à notre élan, l’étincelle jaillit. Ne l’oublions donc pas, le plus court chemin qui conduit au bonheur passe par la pensée, par les belles pensées, les pensées heureuses.
Lorsque vous ouvrirez une canette de Coca-Cola,
vous serez transportés dans une expérience d’intense bonheur…