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Looking for Ochnya – sur les traces d’une légende

Janna Tuominen, Première L.

mardi 14 mai 2013, par Erwan Lévénez.

Une araignée grimpe sur le mur en se précipitant et sans s’arrêter. « Cette araignée symbolise la société moderne » explique Boris Ochnya, un réalisateur tchétchène dont la renommée n’est plus à faire.

Ochnya était l’invité d’honneur du festival international du cinéma tchétchène de Karnachkhakhi au début d’année 2012. Son retour triomphal dans son pays natal après une carrière légendaire faite à l’étranger piqua la curiosité des médias internationaux. Ochnya avait conquis le monde entier avec son travail artistique remarquable, cela ne nous étonne donc pas qu’il fut accueilli avec enthousiasme et fierté en Tchétchénie. Comme le dit le directeur de CIFO [1], Dugurkhan Saidullayev : « À travers les films d’Ochnya, on peut voir l’honneur et la fierté de la nation tchétchène. C’est pour cela qu’on est fier de notre Boris – il a montré aux Russes ce dont nous sommes capables ».

 La jeunesse s’intéresse à Ochnya.

Parmi les curieux, on trouva aussi les élèves de l’atelier vidéo du Lycée Auguste-Chevalier de Domfront. C’est là que commença la création d’un reportage fascinant sur le prochain film d’Ochnya qui sortira prochainement. Les thèmes intemporels des films d’Ochnya et le fort message social qu’ils transmettent ne laisse personne indifférent.

Déjà apprécié au lycée.

Pour le grand cinéaste, son arrivée au Lycée de Domfront fut inoubliable ; selon lui, sa visite en automne 2012 provoqua de fortes réactions parmi les élèves : « Ils étaient très impressionnés par mes œuvres. Tout le monde connaissait la Tchétchénie et notre culture – grâce à mes films. J’ai vu que la cantine avait mis sur son menu quelques plats très tchétchènes ! »

Le reportage mena les jeunes au Festival du cinéma américain de Deauville de septembre 2012 où Boris Ochnya allait rencontrer George Clooney – un artiste qu’il avait longtemps admiré et à qui il voulait accorder la chance de travailler avec lui. « Moi et George, on a tout vu, on est des anciens combattants du cinéma. Il est temps que nous nous réunissions pour créer quelque chose d’unique ensemble ».

« Les pierres brûlantes » – le nouveau film d’Ochnya qui célèbre la Tchétchénie.

Ce nouveau film au titre si poétique, « Melting cliffs, Molten lead », donne vie à une illustre légende racontant la naissance du pays de Tchétchénie. Dugurkhan Saidullayev est déjà plein d’espoir pour le futur du film : « Ce film va cimenter le succès du cinéma tchétchène et surtout l’échec des russes. Je me risque à dire que ce film va être internationalement reconnu ».  Le reportage enfin achevé après un long travail assidu de la part des étudiants de l’atelier vidéo, la distribution du documentaire peut commencer. Le représentant d’Ochnya a contacté plusieurs chaînes françaises, parmi elles France 3.

En attendant l’avant-première, Ochnya commence son tour de l’Amérique pendant lequel il envisage de travailler entre autres avec Steven Spielberg et James Cameron. Il a déjà une vision pour un grand film épique : « Je trouve que les victimes tchétchènes du Titanic méritent plus d’attention. Je vais faire avec James Cameron une nouvelle version de son film avec un couple principal tchétchène, Rovzan et Jackharbi ».

« Melting Cliffs », © Lycée Auguste Chevalier avec Boris Ochnya Entertainement, 2013.

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Boris sur le tournage du Hobbit avec Peter Jackson et Cate Blanchett.
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Boris et Daniel Craig sur le tournage de Skyfall.
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Boris signe des autographes au lycée.

Notes

[1Chechnya’s international film organisation.