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Poèmes et et textes libres de Nadège Bertron

L’automne - Le temps et la nature - La nature - Imagine

mercredi 15 novembre 2006, par Marie-Claire Brée.

Quatre poèmes

L’automne

Chaque année c’est pareil,
Le spectacle est une merveille.

Les couleurs des feuilles d’arbre explosent.
Et l’univers entre en prose.

Un jour la pluie, l’autre le soleil.
Tous les ans il en est de même.

Le temps et la nature

Regarde le soleil,
Qui dore les feuilles d’arbres
La stabilité du ciel,
Et tout reste de marbre.

Les trombes de pluie
Attristent la nature.
Et tout s’enduit,
D’eau claire et pure.

La nature

La nature
Est si belle,
Si pure
C’est un élément naturel.

L’homme a appris à la maîtriser,
Mais la Nature n’a qu’un besoin :
C’est d’être libérée.
On devrait en prendre soin.

Imagine

Imagine
Le vent qui souffle contre ta poitrine.

Imagine
Courir dans l’herbe haute comme des vignes.

Imagine
Te baigner dans un ruisseau endormi.


La différence et les préjugés

Pourquoi certaines personnes détestent-elles les gens qui n’ont pas la même couleur de peau qu’elles, ou qui n’ont pas le même mode de vie qu’elles ?

Pourquoi certains garçons trouvent trop féminin, pas assez viril ou trop ringard de mettre des fleurs à leurs fenêtres ou balcons, de porter du rose (je ne parle pas de s’habiller tout en rose), de faire les tâches ménagères, ... ?

J’ai du mal à comprendre ces personnes.


Mais qu’est-ce ?

J’ai quelque chose en moi de bizarre, de négatif, quelque chose de triste. Mais je ne sais ce que c’est.
Je respirais tellement la joie de vivre, j’aimais à faire de petites bêtises, de petites farces, rien que pour embêter les gens, rien de bien méchant, évidemment, mais j’aimais à le faire ; je me sentais moi, je me sentais libre et quand j’avais entrepris de faire une de ces « bêtises », quasiment rien ne pouvait m’en empêcher. Je crois bien qu’il ne m’est jamais arrivé de regretter ne serait-ce qu’une de ces « bêtises » et si ce fut le cas, je n’en ai gardé aucun souvenir ; d’ailleurs, je ne me souviens pas de toutes les « bêtises » que j’ai faites, seulement les plus récentes.
Mais là, je n’ai plus de volonté, plus d’idées ; je me sens vide, sans vie, juste comme si ce que je faisais, je le faisais machinalement, sans y mettre de l’importance, de l’attachement, sans y mettre de vie tout simplement. C’est comme si mon âme m’avait quitté, et qu’il ne restait plus que mon corps à errer, comme cela, sans but.
Je ne sais d’où cela me vient. Peut-être du plus profond de moi-même, comme une plainte. C’est un peu comme si je manquais d’air, comme si on m’étouffait, comme si on m’enfermait. Et je reste là, je ne peux me débattre, c’est plus fort que moi, ça me pousse encore plus loin, encore plus profond dans les décombres de ma pauvre existence. Je n’en peux plus, je sens que je vais tout lâcher, tout laisser tomber, que je vais regarder tout cela s’écrouler. Et ça s’écroule, ça va s’entasser au plus profond de mon âme, ça pèse lourd, je n’arrive pas à le faire sortir, je suis trop faible, j’ai besoin d’aide. Je n’y arriverai pas toute seule. Je n’arriverai pas à échapper à tout cela, à tout ce qui me retient, à tout ce qui n’emprisonne.
J’aimerai partir, m’en aller, laisser tout cela ici, pour me sentir libre comme avant, comme avant que cela surgisse comme ça, pour on ne sait quelle raison.
Mais cela ne risque-t-il pas de revenir, de me poursuivre, pour me faire vivre un cauchemar pire encore que celui-ci ? Je ne sais pas, je n’arrive plus à réfléchir, je n’en ai plus la force, je n’ai plus la force de me battre. Alors, je vais laisser tout cela me prendre, m’engloutir, me faire mourir. De toute manière, je suis déjà morte, cela m’a déjà pris.